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Difficile donc d’établir un diagnostic précis et complet pour chaque parcelle. Cela fait partie des choses que nous, vignerons et paysans, devons savoir gérer à pragmatisme : la nature est loin d’être une science exacte, vouloir la contrôler ce n’est pas la respecter. A nous donc de faire preuve de discernement et de bon jugement.
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Il nous faut également relativiser ! plus de 90% des parcelles ont fière allure, sont en bonne santé et ne demandent qu’à s’épanouir. Le feuillage est resté superbe depuis le début de la campagne ; peut-être que les tisanes dynamisées de plantes (achillée, pissenlit, camomille, consoude, ortie) y sont pour quelque chose ?
Quand aux sols ils sont meubles. il va falloir effectuer un nouveau griffage léger durant cet semaine pour limiter la propagation des herbes naturelles, des tous jeunes cotylédons qui commencent à sortir.
Pour conclure sur cette année présentant une nouvelle fois une pression mildiou exceptionnelle, je me demande si nous allons vers une résistance de plus en plus dangereuse, une moindre efficacité des « produits classiques » (j’entend par là les produits de synthèses, mais également ceux de contact tels le cuivre et soufre que nous utilisons) ?
C’est une de mes nombreuses interrogations qui reste encore sans réponse…

















