12 juin 2008

petit récapitulatif des 3 semaines écoulées

L’équipe n’a pas chaumé pendant ces dernières semaines. L’épisode pluvieux et froid nous à donner du fil à retordre : les travaux manuels se sont déroulés la plupart du temps sous la pluie et cela fut difficile à organiser compte tenu d’une pousse de la vigne au ralenti (surtout pour les meuniers).

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Il nous à également fallu trouver le jour où les tracteurs pouvaient rentrer dans les vignes pour traiter : en fait, il n'y a eut de journée idéale … les sols étaient gorgés d’eau, et les labours de Mai rendaient les terrains impraticables ; on à donc décider de faire plus de 8,5 ha derrière le chenillard lors d’une journée sans pluie ! Sauvé de justesse ou du moins grâce à une bonne dose de courage et d’énergie.

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Aussi, je suis assez agréablement content de la résistance actuelle de nos vignes face au mildiou : quelques tâches qui traînent par ci par là, mais pas de grosses attaques comme nous avions put subire (2006 et 2007) sur quelques parcelles sensibles conduites en « culture écolo et dynamique ».

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Il faut dire que cette année, nous n’avons jamais autant réfléchi au bon positionnement des traitements, ainsi qu’à entretenir et améliorer les défenses naturelles de nos chères petites galipes : J’ai intensifié les diverses tisanes de plantes, nous avons travaillé avec le phosphonate de potassium sur la partie en « culture raisonnée et durable », nous alternons les matières actives et concernant les doses de cuivre et de soufre nous les ajustons au mieux selon le climat et notre instinct.

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Le danger avec ce genre de pratique et de philosophie est qu’il ne faut pas se prendre pour un apprenti sorcier au risque de ne pas maîtriser complètement son sujet et d’en faire subire les conséquences à la plante… Donc on travaille, on étudie, on teste,… en prudence.

C’est également ce que nous avions fait avec deux parcelles de Meunier peu poussantes : la solution aurait été d’effectuer un apport de matière organique mais nous nous sommes risqué au choix d’y semer un mélange de pâturin et de trèfle blanc en conservant malgré tout une partie de la flore naturellement présente.

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En temps que plante légumineuse le trèfle absorbe et fixe l’azote de l’air pour le redistribuer au sol à l'aide de bactéries (tels le Rhizobium). Accompagné par des labours sous le rang, cela nous à permis dès cette première année d’obtenir une belle végétation avec une pousse régulière et sans carences apparentes.

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Enfin, depuis quelques jours c’est la floraison qui bat son plein : période au combien sensible qu’il faut savoir encadré avec soin. Nous avons préféré conserver un feuillage haut afin d’assurer le maximum d’énergie disponible par photosynthèse pendant cette période. Nous retardons au mieux les premiers écimages manuels tout en veillant à avoir une bonne protection sur les jeunes feuilles du haut. Pas si simple. La hauteur de feuillage sera ensuite redescendu si le soleil veut bien revenir …

Depuis trois jours le beau temps est revenu : le palissage des chardonnay est en cours, nous avons effectué un nouveau traitement préventif, les charrues ont été passées pour la deuxième fois, et le poudrage au soufre fleur est envisagée pour la fin de la semaine.

La victoire face aux maladies n’est pas gagnée d’avance pour cette année ; la route est encore longue avant que nos raisins n’arrivent aux pressoirs !

1 commentaires:

Alexandre C a dit…

Oh du trèfle ! ...

Nain et rouge je suppose ...

J'en ai mis il y a deux ans dans une parcelle, et depuis je ne m'en sors plus. Ne le laisse surtout pas s'approcher des pieds, sinon il suit les racines de la vigne, et les interceps hydroliques ne l'auront jamais. Tu auras de belles touffes de trèfle qui entourent le pied, avec une impossibilité de l'avoir au tracteur, et une obligation de les faire à quatre pattes dans les vignes, à la main.

Bravo pour le travail à Chavot !

A bientôt j'espère

Alexandre