
Il faut dire que cette année, nous n’avons jamais autant réfléchi au bon positionnement des traitements, ainsi qu’à entretenir et améliorer les défenses naturelles de nos chères petites galipes : J’ai intensifié les diverses tisanes de plantes, nous avons travaillé avec le phosphonate de potassium sur la partie en « culture raisonnée et durable », nous alternons les matières actives et concernant les doses de cuivre et de soufre nous les ajustons au mieux selon le climat et notre instinct.
Le danger avec ce genre de pratique et de philosophie est qu’il ne faut pas se prendre pour un apprenti sorcier au risque de ne pas maîtriser complètement son sujet et d’en faire subire les conséquences à la plante… Donc on travaille, on étudie, on teste,… en prudence.
C’est également ce que nous avions fait avec deux parcelles de Meunier peu poussantes : la solution aurait été d’effectuer un apport de matière organique mais nous nous sommes risqué au choix d’y semer un mélange de pâturin et de trèfle blanc en conservant malgré tout une partie de la flore naturellement présente.
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Enfin, depuis quelques jours c’est la floraison qui bat son plein : période au combien sensible qu’il faut savoir encadré avec soin. Nous avons préféré conserver un feuillage haut afin d’assurer le maximum d’énergie disponible par photosynthèse pendant cette période. Nous retardons au mieux les premiers écimages manuels tout en veillant à avoir une bonne protection sur les jeunes feuilles du haut. Pas si simple. La hauteur de feuillage sera ensuite redescendu si le soleil veut bien revenir …
Depuis trois jours le beau temps est revenu : le palissage des chardonnay est en cours, nous avons effectué un nouveau traitement préventif, les charrues ont été passées pour la deuxième fois, et le poudrage au soufre fleur est envisagée pour la fin de la semaine.
La victoire face aux maladies n’est pas gagnée d’avance pour cette année ; la route est encore longue avant que nos raisins n’arrivent aux pressoirs !
1 commentaires:
Oh du trèfle ! ...
Nain et rouge je suppose ...
J'en ai mis il y a deux ans dans une parcelle, et depuis je ne m'en sors plus. Ne le laisse surtout pas s'approcher des pieds, sinon il suit les racines de la vigne, et les interceps hydroliques ne l'auront jamais. Tu auras de belles touffes de trèfle qui entourent le pied, avec une impossibilité de l'avoir au tracteur, et une obligation de les faire à quatre pattes dans les vignes, à la main.
Bravo pour le travail à Chavot !
A bientôt j'espère
Alexandre
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