29 janvier 2010

Plaisirs de la dégustation

Les derniers jus on finit leurs lentes et délicates fermentations fin Décembre…
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Néanmoins, nous n’avions pas attendu cette date pour déguster les vins de l’année. Il est bien trop tentant de pouvoir enfin déguster ces jeunes vins, de comprendre le millésime, d’avoir un ressenti émotionnel qui évoluera au fils des mois et des dégustations.
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Vers fin Octobre, je débutais déjà la dégust : C’est bien souvent seul, afin de pouvoir m’imprégner au mieux des caractéristiques des 2009, et aussi probablement pour croire en leurs qualités, leurs valeurs, tant nous avons du travailler d’arrache pied pour obtenir ces raisins.
On propose à chaque fois à nos clients pros, collègues, et amis, de faire un tour au chai à barriques, pour mettre le nez sur quelques chardonnays, avant d’attaquer la dégustation plus classique des Champagnes.
Plus qu’une mise en bouche, c’est une humble et véritable façon de présenter les vins, les parcelles, les terroirs, les cépages, les années.
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La semaine dernière, la dégustation ne se résumait plus seulement à étudier l’impact de l’argile sur la puissance aromatique des Chardonnay des Corés, ou bien de comprendre pourquoi l’on retrouvait autant de minéralité dans les Pinot Noir des Rouges Maisons alors que la craie n’est qu’après 1 mètre de profondeur…Le but était d’assembler.
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Assembler. C’est une des périodes les plus créatrices pour le vigneron. Il vous appartient alors de choisir : soit vouloir créer un vin qui peut impressionner du monde et en faire une bête de concours, ou bien alors se retirer pour le plaisir de voir apparaître les caractéristiques prédominants de l’année, de pouvoir ressentir cette sensation saline et suave provenant de la roche mère et de laisser s’exprimer pleinement le fruit (mûr de préférence !).
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Je vous laisse deviner quelle voix nous avons choisi de parcourir…
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L’assemblage est donc réalisé pour Les Empreintes 2009, à échelle réduite et dans nos têtes. Pour cela, il a fallu bien interpréter chaque partition que nous jouait le Pinot Meunier, Les Chardonnay Muscaté et le Pinot Noir ; il a fallu se rendre à l’évidence (et avec plaisir !) que 2009 se montrait sous une année solaire, riche de matière et complexité ; il a fallu comprendre que le cru de Chavot était bel et bien complexe de par la diversité des Terroirs distincts au sein du même village (au moins une dizaine).
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Et, lorsque l’on approche du but, il est parfois bon de se remettre en question, encore et toujours. C’est aussi là que l’on peut s’aider de 5 verres différents pour mieux percevoir le vin qui vient tout juste d’être créer…

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PS : pour les verres, on utilise bien souvent : Verrerie de la marne – vieux vins ; Spiegelau – baby taster ; Impitoyable ; Impitoyable – vin blanc ; et le fameux Darsonville.

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