Lundi dernier, une bonne vingtaine de millimètres d'eau arrivèrent sur les coteaux de Champagne, comme si ils étaient bénis des Dieux...
Depuis plus de 90 jours nous attentions ce moment, peu pour
notre confort, mais bien plus pour celui de nos vignes et plus particulièrement des jeunes plants qui font preuve de courage pour développer leur système racinaire dans cette terre dépourvue d'humidité.
La vigne s'adapte, et sait s'adapter encore bien mieux si elle est bien soignée et si elle reçoit certaines impulsions visant à déclencher un état d'équilibre ( via les tisanes pour le feuillage et les préparations à bases de compost pour le système racinaire )
En cette période de sécheresse, nous avions de faibles minéralisations du sol, et par conséquent une moindre nutrition de la vigne en provenance du sous-sol.
Nos vignes, bien ancrées dans la craie et le calcaire on puisé petit à petit, en comprenant que cette année, l'essentiel n'était pas à une croissance vigoureuse mais à une bonne gestion des réserves et une utilisation intelligente des sucres créés.
Et, il a fallu pendant cette période sécheresse remettre en question l'ensemble de notre travail au vignoble :
- intervention minime pour les charrutages,
- réduction de la surface foliaire qui est habituellement haute chez nous,
- utilisation renforcée de l'ortie, l'achillée, et le pissenlit.
- une vigilance accrue vis à vis de l'Oïdium qui sévit en période sèche,
- ainsi qu'une facilité et tranquillité dans la protection du vignoble face au Mildiou ; ce qui n'est pas pour nous déplaire...!
C'est probablement la campagne qui me semble, pour le moment, la moins stressante tant le travail s'organise facilement et naturellement.
Mais, c'est également la campagne qui me donne le plus d'inquiétude, ou du moins d'interrogations quand aux caractéristiques de cette prochaine vendange qui est engendrée par ce climat, cette avance de presque 3 semaines, et cette "facilité" qui ne me séduit guère...
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