Hé voilà, nous y sommes presque.
Depuis plus de 9 mois on se prépare, depuis des semaines on y pense, et depuis maintenant quelques heures on se sent un peu stressé afin de gérer au mieux les prochains jours qui s'annoncent trépidants, passionnants et pleins de promesses.
Désormais, les dés sont jetés question vignoble ; on a fait tout ce que l'on a pu ; l'équipe toute entière s'est donnée à fond pour une année facile et compliquée à la fois.
C'est maintenant la délicate question du circuit de cueillette qui se pose ; Ici on préfère y réfléchir longtemps avant, quitte à tout modifier au petit matin. Pour moi, ces moments de trituration de l'esprit permettent de mieux comprendre et appréhender la vendange. Peut-être certains peuvent y aller la fleur au fusil, mais je préfère de loin avoir un temps de méditation avant de passer à l'action.
Donc depuis plus d'une semaine, on se balade dans les vignes, on
goûte souvent bien entendu, on regarde le sol, les plantes qui y poussent, on observe la verdeur des feuilles de vignes, on prend le degré un peu comme pour prédire l'avenir ( Carine en haut avec le refracto' ), on goûte les jus ( photo à droite ; beau jus déjà bien teinté de Meunier de Boursault qui goûte très bien ), et tout cela nous donne un feeling complet pour savoir ce que chaque vigne nous promet.
A cet instant, on pense vendanger les vieilles vignes de Meunier en premier compte tenu des bons sucres et d'une acidité pas si élevée que ça ( et nous on aime bien conserver l'acidité ! ) puis s'en suivra les Chardonnay qui demandent encore à patienter pour nous apporter de belles complexités... ça pourrait peut être se dérouler sur une douzaine de jours.
Bref, aujourd'hui et demain sont des jours où l'on voudrait que le temps passe plus vite, un peu comme si l'attente nous faisait peur, tel l'étudiant qui attend avec un impatience certaine ses résultats...!
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire